Orages et environnements professionnels
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Éric Dargent
Responsable de Belgorage

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Localisation: Saint-Mard

MessagePosté le: Lun 1 Aoû 2011, 22:48    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

 
 
 
  

 
 
 
  



Orages et environnements professionnels . 
 
 
  
 
  
     
 Introduction :

But du projet : Créer un dossier d'informations et préventions sur les risques professionnels, tant sur les plans matériels et financiers que sur le plan humain afin de constituer une échelle du risque suivant les différents secteurs d'activités et améliorer les moyens de préventions et d'informations. 
 
  
Pourquoi ce projet? 

Cela fait longtemps que je suis passionné par les orages et j'ai pu me rendre compte maintes fois que des gens exposés continuaient à travailler sans avoir la moindre appréhension de ce qui se tramait au-dessus de leur tête, soit pas manque d'informations et procédures concernant les risques, soit par pure négligence car travail et rentabilité prime souvent sur la sécurité. J'ai aussi pu constater que les procédures en vigueurs dans différentes sociétés sont "légères" en explications par rapport auxrisques encourus. Ce dossier aurait donc également pour but de sensibiliser les sociétés les plus exposées à ce phénomène naturel. De plus, j'ai pu constater après avoir effectué bon nombre de recherches infructueuses que ce genre de projet ou même statistique n'était pas monnaie courante. 
 
  
Si cela peut aider, et vu que je me sens directement concerné, j'ai décidé de me lancer, sans avoir la prétention de dire que ce projet aboutira rapidement à des résultats car cela va être un travail de longue halène, et par ailleurs, susceptible d'évoluer avec le temps et les techniques... 
 
  
Comment y arriver? 
Là est toute la question! Dans un premier temps, une récolte d'informations doit être faite. Les témoignages, documents, photos et autres seront les bienvenues. Cela devra ce faire de manière structurée pour avoir plus facile à traiter les informations par la suite, j'y reviendrais. A partir de cela, des recherches plus approfondies avec certainement des rencontres et déplacements sur terrain sont à prévoir afin que je puisse constater et valider certaines thèses. Concernant ma profession, j'ai déjà commencé à collecter des informations dans mon secteur qui est régulièrement touché par les orages et grandement impacté comme ce fut le cas par la dernière vague orageuse de ce 28 juin dernier… Je ne sais pas combien de modems et téléphones j'ai remplacés ces dernières semaines mais déjà bien de trop que pour continuer à les compter! 
 
  
Quels types de renseignements sont recherchés? 

Je pense classifier tout ceci en six grands points et mes "questions types" pour les témoignages (avant approfondissements) seront basées sur 5 de ces points : 


  
1-Les risques potentiels : J'entends par là, "A quel types de risques vous exposez-vous de par votre profession?". Exemple : foudroiement direct/indirect, chutes d'objets, inondations, etc. …Avec une description de votre profession. 


  
2-Les dégâts reconnus : direct et/ou induit, cela peut-être dû à la foudre, au vent ou à la pluie et sont directement liés aux risques potentiels, les photos seront de sérieux atouts pour ceux qui pourront m'en fournir, surtout concernant la foudre qui reste mon objectif majeur. Ici, les dégâts sur l’outil de travail seront privilégiés à ceux causés à son environnement qui sont par défaut plus généralistes (Ex : dégâts sur bâtiments). Je me concentrerais donc plus, dans le secteur industriel, aux pertes et arrêts de production, aux casses machines, incendies et explosions dans les sites à risques (ex : dégâts électriques, télécoms, pertes de données,  coupures de services, etc.). 


  
3-Les moyens de préventions humains : Quelles sont les procédures ou consignes en vigueur (s'il y en a!) dans votre société pour faire face aux risques d'un orage et protéger son personnel? 


  
4-Les moyens de préventions techniques : Quels moyens techniques votre société met-elle en œuvre pour prévenir les dégâts sur son matériel? 


  
5-Les coûts : Financiers et humains, des estimations et analyses de cas seront nécessaires bien que je pense qu'il va être difficile de collecter des informations sur ces sujets pointilleux que les sociétés préfèrent garder pour leurs assureurs et également pour certaines raisons d'éthique. 


  
6-Calcul du risque par rapport au secteur d'activité : Dans un premier temps ce point ne vous concernera pas car il sera le fruit de mon travail d'après vos témoignages et analyses. J'espère pouvoir effectuer une graduation des métiers à risque sur une échelle (pas encore déterminée). J’espère pouvoir également déterminer dans quel(s) secteur(s) il reste encore des efforts à faire et posséder une base de données assez solide que pour pouvoir influer sur l’information et la prévention en milieu professionnel. 


  
Comme vous pouvez le constater, tout ceci semble encore un peu brouillon, je tire dans tous les sens, mais je suis ouvert à tous conseils d'amélioration et aide pour faire avancer ce projet! 
 
  
Il va de soi que les informations, documents ou photographies que vous me fournirez sont libres de droits et d'utilisation et que mon dossier le sera également! 
 
  
Bien entendu, toutes les personnes contribuant à mon projet auront leurs références sur le dossier et peuvent placer leur nom sans problème sur leurs photos. 
 
  
Pour montrer le 'bon exemple', je me pique au jeu en premier pour le témoignage, cela vous donnera une idée de ce que j'attends comme informations et çà vous donnera aussi peut-être d'autres idées sur ce que l'on pourrait en faire... 
 


  

1-Les Risques potentiels et professionnels : 


  
Tout d’abord, il convient de décrire ma profession le plus simplement possible, ce qui n’est pas gagné ! J’installe les lignes téléphoniques, ADSL, et VDSL (Internet et BelgacomTV). Ceci signifie que je travaille tant chez les clients, qu’aux bornes aux coins de vos rues (cabines ‘techniques’ et ROP) qu’en centrale Belgacom. Je travaille donc sur des réseaux de câbles en cuivre souterrains alimentés en courant continu basse-tension et les risques de foudroiement par temps d’orage ne sont pas négligeables. J’en tiens pour preuve le technicien de France Telecom foudroyé l’an passé alors qu’il travaillait à une borne. Mon job consiste à préparer la ligne de cuivre au niveau de la centrale, effectuer les raccordements nécessaires au niveau de la borne et enfin installer le matériel et les services demandés chez le client. Nous, appareilleurs, ne travaillons que sur les parties ‘émergées’ du réseau, sur les appareils  (centrale-borne-client) alors que les jointeurs, eux, travaillent sur les parties ‘immergées’ du réseau, les câbles : les câbles d’alimentation (centrale > borne) et câbles de distribution et d’introduction (borne > client)) qui sont entièrement souterrains. Le schéma suivant vous aidera à comprendre le réseau sur lequel je travaille et les risques que cela implique tout au long de mon témoignage : 


  
 


  
On remarque alors que je ne travaille que sur les zones 1, 3 & 5 ce qui signifie que le risque de foudroiement direct ne se situe qu’au niveau de la zone 3 et 5, à la borne/ROP, au coin de la rue ou chez le client. Dans la zone 1 le risque se ‘limite’ à un foudroiement indirect qui n’en reste pas moins dangereux voire mortel pour autant, mais protégé d’un foudroiement direct par un paratonnerre. 


  
Coté centrale télécom, zone 1, des collègues m’ont raconté avoir déjà vus des ‘flammes et étincelles’ sortir des équipements sur lesquels on travaille par temps d’orage suite à des impacts au sol plus ou moins distants, directs, indirects ou induits. Je n’ai jamais pu voir ce phénomène de mes yeux mais généralement des dégâts matériels s’en suivent et l’on est amené à remplacer ces équipements. Ceci constitue donc un risque indirect de par les arcs électriques générés par un impact qui remontent dans le réseau via les câbles cuivre souterrains vers la centrale (et laissons de côté les câbles en fibre optique qui ne présentent aucun danger potentiel). 


  
Aux bornes, zone 3, et comme dit précédemment, le risque est majeur, considérable même. Une borne est un ‘gros point de connexion’ qui consomme et diffuse de l’énergie en permanence, en l’occurrence du courant continu. A défaut de 50volts en moyenne par ligne et sachant qu’une borne peut avoir une capacité maximum de 800 lignes cela fait un potentiel de 40.000 volts continu passant par ce ‘point de connexion’ et génère donc un champ électromagnétique important. Ceci peut-être un point de départ intéressant pour un traceur en zone dégagée… De plus, le ROP est directement alimenté au point de raccordement le plus proche du réseau électrique urbain en courant alternatif (généralement un poteau) pour faire fonctionner ses équipements or il est ‘lié’ à la borne où nous travaillons par une jonction cuivre. La borne/ROP est donc l’endroit le plus risqué par temps d’orage pour un technicien télécom. 
 
  
Le vent est également un risque non-négligeable à cet endroit. En milieu urbain ce seront les chutes d’objets tels qu’ardoises et zingages, en campagne les chutes de branches ou d’arbres, j’y reviendrais. 
 
  
Chez les clients, en zone 5, le risque est principalement le foudroiement indirect ou électrisation par induction. Foudroiement indirect par les câbles d’introduction en travaillant sur le réseau privé de l’abonné (ex : foudre remontant par la borne ou bien par le réseau privé d’un voisin foudroyé directement). Le risque de foudroiement direct est ici très faible mais non nul car les boitiers de raccordements se trouvent principalement dans les caves (généralement zones humides) ou dans les garages, (zones ‘ouvertes’) ce qui ne constitue pas des endroits vraiment sains par temps d’orage. J’ai eu l’occasion de voir les dégâts sur une habitation frappée directement par la foudre et je n’aurais pas aimé être en train de travailler dans le garage au moment où çà a claqué, j’y reviendrais dans la partie dégâts mais le risque n’est donc pas nul, preuve en est faite !  


  
Les zones 2 & 4 concernent donc un autre secteur de notre activité, le jointage. Ce sont les jointeurs qui travaillent sur les câbles souterrains, les posent, les réparent, les entretiennent. Creusant des tranchées pour accéder aux câbles et travaillant en permanence dessus ils sont encore plus exposés que nous face aux phénomènes orageux. Les risques liés au vent sont similaires mais ils ont en plus le risque d’inondation voire d’éboulement. En effet, lorsqu’il faut réparer ou jointer un nouveau câble de 1000 paires (2000 brins de cuivre), cela ne ce fait pas en deux heures de temps et une  averse locale intense noyant la tranchée ainsi que le câble ouvert à l’intérieur n’est jamais une bonne chose mais arrive pourtant chaque année. Malgré le fait que l’on possède des pompes spécifiques, l’effet de surprise et la quantité d’eau tombée durant un orage joue énormément. Le risque d’affaissement de la tranchée est bien là aussi, un témoignage me l’a confirmé et expliquer. L’eau s’accumulent au fond de la tranchée, humidifie la terre aux bases des parois et modifie ainsi leur résistance. Les parois s’effondrent et la personne se fait ensevelir alors qu’elle pensait que les 5cm d’eau au fond de la tranchée tombé une demi-heure avant avec l’orage ne pouvait pas avoir beaucoup de conséquences sur son travail une fois la terre ayant ‘absorbée’ toute l’eau…heureusement pour cette fois, l’histoire s’est bien terminée ! 
 
  
Enfin, les surtensions et électrisations par induction sont de loin les plus fréquentes et occasionnent des risques sur tout le réseau. En effet, un impact au sol dans le jardin entre l’Abonné #1 et l’Abonné #2 ou un impact aux abords des zones 2, 3 ou 4 peut générer des courants et courts-circuits induits ‘remontant’ dans tout les réseaux, publiques et privés en impactant toutes les autres zones. Les appareilleurs et jointeurs sont donc exposés mais également les abonnés qui utilisent les appareillages à leur disposition en fin de ligne (téléphone-modem-décodeur/tv). Le téléphone filaire étant de loin le plus dangereux car il constitue un lien direct entre la personne physique qui l’utilise en le tenant en main et le réseau télécom. Exemples : bons nombres de témoignages concernant des ‘flammes et étincelles’ sorties de leur téléphone alors qu’elles étaient en communication par temps d’orage circulent. Il advient tout de même de constater que d’autres ont moins de chance et se font foudroyer indirectement de la sorte. 
 
  
Se déplaçant  de zone en zone en utilitaires, le vent et les inondations sont aussi à craindre. C’est ce qu’il m’arriva le 14 juillet 2010 lors d’une rafale descendante ou downburst lors d’un déplacement de la centrale de Neufchâteau (Rue Lieutenant Lozet) vers un client au niveau de Semel, rue des Beaux Prés en direction de Morival. Ma voiture à commencer à ce faire violemment secouée, j’avais mon appareil photo avec moi mais la violence et la rapidité des faits de m’on laissé le temps de prendre que deux clichés dont un seul est exploitable et pour cause… Je me suis retrouvé coincé sur cette petite route avec une sapinière en furie sur la gauche alors qu’un sapin cède devant moi, une seule solution : la marche arrière pédale au plancher ! 


  
  

  
Crédit photo : Eric Dargent 


  
Sur la photo ‘brute’, on voit tout de même bien les arbres à gauche fléchis sous la pression des rafales et tous dans le même sens, comme les herbes de la prairie sur la droite, le sapin venant de tomber et entravant mon avancée m’obligera donc à rebrousser chemin à vive allure aux vues des conditions environnantes. Je dois avouer que si j’avais eu un ‘adrénalinomètre’ à ce moment là j’aurais certainement explosé des records et je ne sais toujours pas comment j’ai eu le réflexe de choper l’APN et shooter ce cliché dans l’action! 
 
Ce genre de situation m’est également arrivé lors d’un downburst vigoureux sur Meix-devant-Virton le 26 juin 2008… 
  
   
  
  
Bref, les déplacements professionnels en véhicule par temps d’orage comportent également des risques et ce, quelque soit votre métier. Le risque est en fonction du temps passé en déplacement. 
 


 
  
  
2-Les dégâts reconnus :

 

            Je ne vais pas m’étendre sur le sujet concernant mes zones d’activité (zones 1, 3 et 5) car je suis toujours en pleine recherche d’informations concrètes (photos, matériels ‘visiblement’ HS, etc.) Je ne préfère donc pas me baser sur mes ‘simples’ expériences professionnelles, bien qu’il y en a déjà pas mal à dire ! Je modifierai donc cette partie en temps voulu… 
 
  
            Concernant les zones 2 et 4, donc les câbles souterrains, certains responsables et collègues travaillant dans ce secteur m’ont déjà fournis des informations plus que concrètes.  
 
  
            Voici donc un câble de distribution 14 paires foudroyé ce 28 juin dernier, c’est-à-dire un câble contenant 28 brins de cuivre d’un diamètre de 0,6mm et permettant donc d’alimenter potentiellement 14 habitations à raison d’une ligne par habitation. Vu qu’il faut toujours 2 brins de cuivre pour alimenter votre ligne, dans notre jargon, on appelle toujours cela une ‘paire’. 
  
  


  
Distri 14P PET - 28/06/11 - Libin - Face A - Crédit photo : Eric Dargent 


La photo ci-dessus nous donne un exemple du cas le plus fréquent lors de dégâts au niveau des câbles souterrains. Ce 14 paires de distribution a été foudroyé de part en part, on peut même  distinguer le chemin pris par la foudre à travers celui-ci. Elle a surement créé quelques surtensions et dégâts matériels superficiels en bout de ligne, mais ne s’est pas réellement servie du câble comme conducteur à proprement parlé. Voici l’autre face et les tranches :
  
  

   
  
  
Distri 14P PET - 28/06/11 - Libin - Face B - Crédit photo : Eric Dargent     
 
  
             
 
 Distri 14P PET - 28/06/11 - Libin – Tranche A & B - Crédit photo : Eric Dargent 
  


  
  
Les photos de la tranche montrent bien l'état des paires de cuivre avec leurs isolants qui sont intacts, ce qui démontre à nouveau le fait que la foudre est bien passée à travers et non par le câble. C’est le dégât le plus fréquent concernant les câbles souterrains en télécommunication. 


  
Un peu moins fréquents sont les cas où la foudre rentre à un endroit du câble et en ressort plus loin (de quelques centimètres à plusieurs kilomètres) comme dans le cas ci-dessous où la foudre a frappé le câble d’alimentation en zone 2 et a fuit vers la borne en zone 3 : 
  
  
 
 
 
  
Bloc 100P Alimantation Borne HS 1 - Crédit photo : Eric Dargent 


  
  
  
Les blocs de connexions de 100 paires rouges sont les alimentations et les jaunes les distributions. Le bloc blanc en bas à droite est la jonction cuivre entre la borne et le ROP (en mauve et vert sur le schéma). 


  
 
 
 
  
     
Bloc 100P Alimantation Borne HS 2 - Crédit photo : Eric Dargent     
 
            Dans le cas présent il est flagrant que le câble impacté à servi de conducteur. L’indice principal est que le premier cas étudié et le plus fréquents ne cause que très rarement ce genre de dégât au niveau de la borne. De plus, le câble a été ‘abandonné’ car trop abimé en divers endroits et économiquement parlant, il fut préférable d’utiliser un autre câble déjà existant que de le réparer (quand c’est techniquement possible). Ici le bloc a d’ailleurs été entièrement libéré et le câble s’y connectant a été ‘laissé pour mort’… Sur la première photo on peut donc voir qu’il n’y a plus que le câble d’alimentation allant des broches 201 à 300 qui est utilisé et celui de 301 à 400 abandonné. 
  
  

Les cas les plus sérieux arrivent en moyenne une fois par an sur le territoire (d'après mes sources et j’attends encore des documents de ce côté). C'est lorsqu'une borne de répartition au coin d'une rue se fait foudroyée, et la foudre utilise tout les câbles s'y connectant pour fuir. Dans ce cas précis les dégâts sont immenses, tant pour notre infrastructure complète que pour les appareils en début et fin de ligne. J’ai eu l’occasion de voir la photo d’une borne entièrement explosée en ‘choux fleur’ il y a quelques années et çà fait froid dans le dos, j’essaie de remettre la main dessus…C'est aussi à cette occasion que la création de fulgurite autour des câbles enfouis dans le sable est la plus fréquente. J’attends plus d'infos sur les liens entre ce phénomène et mon environnement professionnel, je vous en ferai part dès que possible. 
 


Concernant le premier cas étudié, il est tout de même intéressant de se poser une question : Pourquoi la foudre préférerait-elle passer au travers d'un câble souterrain plutôt que de l'utiliser comme conducteur et fuir par celui-ci? 
  


Je pense avoir une ébauche de réponse par les informations qui m’ont étés fournies par un collègue qui travaille de ce secteur. Il m'a relaté les faits suivants. Ils ont remarqués, en croisant les informations des clients impactés et des dégâts constatés, que lorsque il s'agit des premiers impacts d'un orage, à l'avant de celui-ci et qu'il ne pleut pas encore, que la foudre suivait plus facilement le câble et que les dégâts sont à coup sûr plus importants. Il explique ceci par la conductivité du sol en surface qui est bien moindre lorsqu'il ne pleut pas encore, la foudre descend alors plus profondément dans le sol pour trouver une échappatoire. Les câbles étant à une profondeur de 1 à 2m sont alors un bon moyen pour toute cette énergie de s'échapper. C'est dans ce cas précis que bon nombre de personnes se sont fait foudroyées alors qu'elles étaient au téléphone, faisant littéralement office de "prise de terre". Ces impacts sont bien moins fréquents que ceux par sol humide et qui impacteront les câbles soit par induction, soit localement en passant au travers du câble comme dans le cas étudié ici. Ces câbles étant alimentés en permanence par du courant continu génère donc un champ électromagnétique, ce qui, je pense, est suffisant pour amorcer un traceur dans un endroit précis du sol sans pour autant être le meilleur conducteur du moment, d'où 'simple' passage au travers. Toute personne ayant des informations plus précises concernant une "schématique électrique" pour étayer cette hypothèse serait le bienvenue. 
  
 
  
Les autres types de dégâts reconnus sont les centrales téléphoniques, les postes, modems et décodeurs ainsi que les dégâts côté centrale (ROP vdsl, DSLAM adsl, etc…) mais nos assurances ne prennent en compte que ce qui ce trouve dans le domaine public, le reste étant à charge du particulier ou de sa propre assurance. France Telecom admet que 25% des dégâts causé sur son infrastructure sont dus à la foudre. Je n’ai pas trouvé d’infos jusqu’ici  concernant Belgacom mais d’après les discussions que j’ai pu avoir, notre réseau étant entièrement souterrain - contrairement à la France qui travaille en aérien - est moins exposé et  donc ce pourcentage devrait être sensiblement moins élevé (la taille du pays et les coûts sont bien entendu décisifs dans le choix de la technique d’une pose de câbles). 


  
  


3-Les moyens de préventions humains : 
 
  
            Voici le seul document sorti en 2008 concernant le travail par temps d’orage valable pour TOUT le personnel de ma société sans distinction : 
 
  
            1. Tonnerre Vous êtes en plein air et vous entendez l’orage ? cessez momentanément tout travail
aux lignes aériennes de toute nature et aux câbles souterrains auxquels les lignes
aériennes sont raccordées et descendez d’infrastructures élevées telles que pylônes et
toitures.
2. Moins de 10 secondes (*) : danger
S’il s’écoule moins de 10 secondes entre l’éclair et le tonnerre, l’orage est sur vous. Si
vous êtes en plein air, cherchez un abri sûr dans un bâtiment ou une voiture.
Vous êtes à l’intérieur ? ne touchez pas aux canalisations entrantes comme les
conduites d’eau, câbles électriques, téléphoniques et d’antenne (risque de surtension
par induction).
3. Ne restez pas à proximité d’une structure verticale
Ne restez pas à proximité d’une structure verticale mauvaise conductrice de l’électricité
(arbre, poteau, maison, etc.), ni davantage auprès d’une construction bonne conductrice de
l’électricité, même si elle est reliée à la terre (antenne, câble électrique, tuyau d’évacuation,
etc.). Il y a en effet un risque de décharge indirecte.
4. Joignez les pieds
La décharge électrique s’évacue par le sol. En joignant les pieds, le risque que le courant
passe par le corps est plus faible.
5. En rase campagne : faites-vous petit !
Si vous ne pouvez vous abriter dans un endroit sûr, adoptez une position de sécurité :
Accroupissez-vous afin que le corps ne présente aucun point saillant ;
Joignez les pieds et mettez les mains sur la tête afin qu’il n’y ait qu’un point de contact
avec le sol.
Ne faites pas usage d’un parapluie, ni d’une tente.
6. Pas de groupes
Ne restez pas en groupes. Séparez-vous l’un de l’autre pour vous protéger ou accroupissez vous
séparément.
7. Tenez-vous éloignés du métal
Par exemple de portillons ou de grillages qui peuvent « transporter » la décharge électrique
sur de longues distances.
8. En sûreté dans la voiture
Vous êtes en sécurité dans une voiture : l’enveloppe du véhicule joue le rôle de « cage de
Faraday » et les pneus l’isolent du sol. Si le véhicule est atteint par la foudre, il est toutefois
possible qu’un ou plusieurs pneus éclatent sous l’effet de la haute tension, mais il n’y aucun
risque qu’une charge électrique résiduelle demeure sur le véhicule.
9. Premiers soins
Une personne frappée par la foudre n’est pas chargée électriquement et peut donc être
touchée sans aucun risque pour lui donner les premiers soins ;
Formez immédiatement le « 112 » et décrivez calmement, brièvement et clairement
l’événement et l’endroit exact où s’est produit l’accident ;
En attendant les secours, prenez le pouls carotidien et vérifiez si la personne respire
encore ;
Si ce n’est pas le cas et si vous vous en sentez capable, dégagez les voies respiratoires,
assurez l’oxygénation en pratiquant le bouche-à-bouche et commencez un massage
cardiaque externe. Si la personne respire encore, placez-la en position latérale de
sécurité.
(*) Le temps, en secondes, qui sépare l’éclair du tonnerre, divisé par trois permet d’obtenir une approximation de la
distance en kilomètres de l’éclair.


Ce document est clair et explicite, bien qu’il soit un peu trop ‘généraliste’ à mon goût aux vues des risques encourus et déjà décrits plus haut. Avis personnel, c’est ici que mon projet trouve tout son sens, je travaille déjà sur les moyens d’améliorer et de mieux cibler ce document par rapport aux informations déjà collectées sur le terrain. 








  
4-Les moyens de préventions techniques :


A l’heure actuelle, plusieurs moyens sont mis en œuvre par Belgacom pour protéger son infrastructure dans le domaine publique. 






En zone 1, toutes les centrales sont protégées d’un impact direct par un paratonnerre. Les équipements directement raccordés au réseau de cuivre sont protégés par des condensateurs céramiques. Les installations et alimentations électriques sont également spécialement protégées par des disjoncteurs appropriés. Chaque centrale possède même sa propre source d’énergie via des batteries qui prennent le relais en cas de coupure de l’alimentation générale. C’est ce qui explique que votre téléphone fixe filaire continue de fonctionner même quand vous n’avez plus de courant car c’est la centrale qui continue d’alimenter les lignes. Une centrale alimentant à elle seule plusieurs milliers voire dizaines de milliers de lignes, sa couverture géographique est donc importante et il ne faut pas qu’un problème électrique local impacte une zone géographique beaucoup plus grande au niveau télécom. Imaginez les services de secours, les systèmes de sécurité et autres secteurs sensibles se retrouver sans communications dans un rayon de 10km ou plus, cela n’est pas pensable. Et c’est pour cela que ce système de secours a toujours existé. 
  
 
  


En zone 3, les bornes n’ont aucune protection si ce n’est une mise à la terre du châssis. Les antennes GSM sont également connectées aux bornes, on  comprend une fois de plus l’impact d’un coup de foudre direct sur ce type d’équipement. Les ROP, qui contiennent des équipements électriques et optiques, sont protégés électriquement par un disjoncteur spécifique qui désarme l’alimentation en courant alternatif en cas de surtension ou court-circuit et se réarme automatiquement à trois reprises. Si toujours pas ok, il faudra qu’un technicien vienne réarmer manuellement le disjoncteur et éventuellement trouver la cause de la panne si celle-ci ne vient pas du réseau électrique urbain. En cas de simple coupure d’alimentation électrique, des batteries fournissent deux heures d’autonomie au ROP, ce qui laisse généralement le temps aux électriciens d’intervenir. En cas de panne électrique générale, il vous sera de tout façon difficile d’utiliser votre modem ou votre décodeur/tv, même si le signal arrivent jusqu’à ceux-ci. Ce système de secours est à nouveau destiné aux secteurs sensibles qui possèdent également leur propre source d’énergie (groupes électrogènes etc.) et doivent continuer à travailler et communiquer avec leurs modems et téléphones en cas de panne générale. 
  
 
 
  
  
En zone 5, chez les clients, la seule protection existante est contre les surtensions par induction, les parafoudres téléphoniques. On trouve ce type d’équipement très facilement et souvent couplé à un parafoudre électrique ‘multiprise’ pour des sommes acceptables. Mais il faut se le dire, il n’y a aucun moyen de protection fiable contre un impact direct sur le réseau électrique du bâtiment concerné. Les modems et les téléphones-fixes sans fil ou fax étant reliés à la fois au secteur 230v et à la ligne téléphonique, le lien entre les deux réseaux est vite fait. A même titre, il n’y aucun moyen de protection fiable contre un impact direct sur la borne (en zone 3) et qui remonterait vers votre ligne. Bien que dans ce cas précis, la puissance de l’impact ainsi que la distance entre votre habitation et la borne/ROP joue un rôle important et sera le plus souvent considéré comme un coup indirect en zone 5. A défaut de ne pas pouvoir protéger votre réseau de câbles privés, il est tout de même intéressant de savoir que le meilleur moyen de protéger ses équipements chez soi contre un coup direct est de débrancher aussi bien les câbles d’alimentation et transfos de vos appareils que les câbles téléphoniques et les placer à minimum 30cm de leurs points de connexions respectifs (prises électriques et téléphoniques).   
  
  
  
 
 
  
En zone 2 et 4, des moyens de protections sont difficilement applicables. Les câbles d’alimentation (en bleu sur le schéma) sont souvent de grosse section et protégés par un blindage constitué d’une feuille d’acier reliée à la terre à chaque extrémité donc à la centrale et à la borne. Dans notre jargon, on parle de ‘câbles armés’. Pour les câbles de distribution cela dépend de l’environnement. En ville, la densité de population donc de lignes est importantes, les câbles sont donc conséquents et également armés. En campagne, zone moins peuplée, des câbles de 20 paires ou 14 paires sont monnaie courante et sont donc potentiellement moins protégés car non-armés (voir photo du 14 paires au dessus). A savoir qu’à partir de 50 paires les câbles sont généralement armés. Cette protection sert à deux choses, d’une part à éviter tout les parasitages ‘urbains’ du câble et d’autre part à favoriser le passage d’une surtension à la surface de celui-ci vers la terre pour éviter au maximum des dégâts sur les brins de cuivre à l’intérieur. 
 
 
  



5-Les Coûts :
 

            D’après les informations que j’ai en ma possession et comme dit plus haut, les coûts réels sont difficiles à estimer, à raison de 25% des dégâts déclarés pour la France sur leur réseau, j’estimerais le nôtre entre 15% et 20%. J’espère trouver de plus amples informations sur le sujet. Ce que je peux dire à l’heure actuelle c’est qu’aux prix que coûtent les jointeurs et les techniciens, sans compter le matériel, le préjudice financier est énorme et se chiffre en millions d’euros par an aux vues des heures et journées entières que l’on passe à remettre le réseau en état après une vague orageuse. En ce qui concerne les coûts humains, je n’ai que quelques anecdotes de ‘grosses frayeurs’ sans conséquences du côté de Belgacom. Je sais qu’un technicien France Télécom est décédé l’année dernière, foudroyé à une borne. Toutefois, et d’après mes recherches, il advient d’admettre que les coûts humains ont plutôt l’air de se porter sur les utilisateurs en bout de ligne, qui téléphone ou utilise leur pc par temps d’orage (uniquement les pc raccordés par câble au modem et au réseau électrique et téléphonique) que sur le personnel qualifié travaillant sur les lignes. Les anecdotes et frayeurs racontées entre collègues jouent ici surement leur rôle ! J’espère collecter plus d’informations dans ce domaine également. 
 
 
  
  
 
 
  
Conclusions préliminaires : 


  
            Le danger de travailler sur un réseau cuivré souterrain en basse-tension est bien présent par temps d’orage. Cependant le risque est certainement bien moins élevé que ceux travaillant sur des réseaux haute-tension et/ou aériens (Electricité, télédistribution, Antenne Télécom, etc..). Le manque de connaissances et témoignages dans tout ces domaines à l’heure actuelle  ne me permes pas encore de graduer efficacement le risque de ma profession donc je ne tirerai pas de grandes lignes pour le moment, affaire à suivre… 


  
Appel à témoins. 
 


  
Dans le cadre de ce projet, je souhaite donc récolter un maximum de témoignages (par écrit), des liens internet, des photos, susceptibles de faire avancer mes recherches. 
Dans un premier temps, comme relaté plus haut et dans un souci d’efficacité pour traiter les informations, j’aimerai autant que les témoignages soient structurés suivant les différents points décrits en page 2 et spontanés, donc avis aux motivés !  
  
Dans un deuxième temps, un questionnaire ‘type’ servant de base et moins ciblé (et pourquoi pas mis en ligne) pourrait être un atout supplémentaire afin de trier et creuser plus loin sur certaines informations intéressantes. Il serait donc simple à diffuser et pourrait servir également de sondage.  
  


Dans le souci de ne pas engorger ce topic, merci de m’envoyer vos témoignages et informations par message privé sur ce forum ou bien par mail à papy-leptic@hotmail.com . 
  
  
  
  
 
  
Je préfère garder ce topic pour toutes les remarques et aides concernant ce projet. 
 
Merci d’avance pour l’intérêt que vous y porterez et à bientôt. 
  
 
DARGENT Eric 
  
 
 
  
     

 
 
 
  
     

 
 
 
  

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MessagePosté le: Lun 1 Aoû 2011, 22:48    Sujet du message: Publicité

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Jean Yves Frique
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MessagePosté le: Mar 2 Aoû 2011, 07:41    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Voilà un projet très ambitieux Éric et qui mérite une attention toute particulière. Je me suis donc permis de le mettre en "Post-it"  Wink

Je vais relire avec attention ce projet mais d'ores et déjà, une remarque me turlupine. C'est évidemment très bien d'avoir créé un sujet pour celui-ci qui pourra toucher les visiteurs du forum. Mais à l'avenir, ne penses tu pas qu'il serait bon d'envoyer ce questionnaire directement à des entreprises car tu pourrais de ce fait toucher beaucoup plus de personnes.

Sinon, d'autres pistes pourraient être envisagées afin que ton projet touche bon nombre de personnes car j'imagine que c'est là le but, avoir un maximum de témoignages

Je relis tout cela avec attention mais en tout cas, bravo pour cette initiative Okay
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MessagePosté le: Mar 2 Aoû 2011, 10:51    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Merci Jean-Yves Wink

Ta remarque concernant un questionnaire à distribuer est très intéressante, je me suis également posé cette question et je vais me pencher plus concrètement sur le sujet! Car c'est vrai qu'aller chercher les infos sera surement plus intéressant et potentiellement plus riche en résultats en retour que d'attendre qu'elles ne tombent toutes seules...
Un questionnaire "type" et pourquoi pas à choix multiples servirait d'approche et de sondage et les résultats permettraient déjà d'effectuer des statistiques et de faire un tri pour voir lesquels seraient les plus intéressants à approfondir. Bref, dans un premier temps je dois faire çà "simple et compréhensif" avec des questions assez généralistes, genre celles que j'ai utilisées pour introduire ce projet. Je vais m'occuper de ça... Okay
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Jean Yves Frique
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MessagePosté le: Mar 2 Aoû 2011, 20:20    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

En effet, un questionnaire "type", relativement simple mais complet  Wink
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MessagePosté le: Mar 2 Aoû 2011, 21:37    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Waow, pas mal comme projet. Il me tarde vraiment de te rencontrer Smile Ceci dit, il faudra évidemment regarder de près toutes les tournures de phrases afin qu'il n'y ait pas d'incompréhensions comme pour le cas des pneus qui peuvent éclater à cause de la chaleur dégagée par l'arc et non la différence de potentiel (tension). Ce projet pourrait être envisagé collectivement. En tous cas, bravo pour l'entreprise ! Ce sont des personnes tel que toi que l'on aimerait voir nous rejoindre Wink
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû 2011, 06:34    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Oui, tu as raison de préciser cela Mike. Concernant ce projet, il est évident que nous serions prêt à pouvoir t'épauler mais nous aurons certainement l'occasion d'en reparler fin du mois  Wink
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû 2011, 13:58    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Oui, vivement le 27! Wink
Bien entendu, cela ne me pose aucun problème de travailler collectivement sur un tel projet Okay , plus j'avance dedans (et je n'en suis vraiment qu'aux prémices) plus je m'aperçois que la tâche est et sera énorme. Mais j'ai la 'gniac' d'y arriver! Mr. Green


Comme dis avec Jean-Yves plus haut, je vais devoir trouver des moyens simples mais efficaces pour collecter les infos, ceci n'étant  finalement que la première partie du projet...mais déjà quelques idées fleurissent. Je pense notamment à ce formulaire 'type' qui pourrait être  aussi bien envoyé/distribué par écrit que diffusé par mail/internet. Peut-être que deux questionnaires pourraient être formulés. Un ciblé sur les travailleurs et diffusé le plus largement possible, l'autre ciblé sur les sociétés et envoyé directement à leurs responsables (répondront ceux qui le souhaitent!)...
Bref, il y a encore bien des matières à discuter!  Rolling Eyes
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû 2011, 14:28    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Je pense en effet qu'un questionnaire type envoyé à des entreprises serait une piste très intéressante. Encore faudrait-il cibler en premier lieu des sociétés ou des indépendants qui sont directement confrontés à la météo, je pense notamment aux agriculteurs, horticulteurs ou autres. Ensuite, viser d'autres secteur. Ce n'est bien sûr qu'une proposition  Wink
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MessagePosté le: Ven 5 Aoû 2011, 14:11    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Bien vu Jean-Yves Okay , je n'y avais pas encore pensé et c'est vrai que le secteur agronomique est fortement impliqué dans ce domaine par les dégâts occasionnés, surtout concernant la grêle et vent (voir le site d'Anelfa pour la France par exemple http://www.anelfa.asso.fr/) Wink


Je pense aussi aux sociétés de distribution d'énergie et d'eau, aux aéroports, aux sociétés et associations de tourisme et sports 'à risques', aux sociétés chimiques et pétrolifères. Si vous en voyez d'autres n'hésitez pas...
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2011, 08:54    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Il serait également intéressant de savoir si des informations de ce type seraient consultables chez les sapeurs pompiers, qui sont souvent confrontés à des dégâts dus, entre autres, aux orages et qui en font des rapports. Reste à voir si cela serait une possibilité ou non  Questionning
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2011, 08:58    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Je ne sais pas pour la Belgique, mais ne devez-vous pas devenir une association officielle pour de tels projets, je me pose juste la question ?  Wink
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2011, 09:23    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

J'imagine que oui, c'est pourquoi je pense que ce projet est à classer dans le très long terme mais vu l'envergure de celui-ci, il est certain qu'il est intéressant d'y songer dès maintenant. On devrait ouvrir une ASBL mais vu toutes les complications que cela implique, il faudrait tout de même voir si ça ne peut pas se faire à partir de notre collectif. Peut-être que notre ami Éric devrait faire un petit tour d'horizon pour voir quelles sont les possibilités qui nous sont offertes Wink
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2011, 20:42    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

De toute façon, nous n'envisageons pas de créer actuellement une ASBL, c'est beaucoup trop de contraintes et nous préférons passer notre temps libre à autre chose (à étudier ou à poursuivre les orages tiens  Laughing )

Il faudrait se renseigner pour voir ce qui est faisable ou pas. Si en tant que collectif, nous ne pouvons pas avoir accès à des informations, et bien tant pis, d'autres pistes sont à étudier Wink
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2011, 20:50    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Oui Jean-Yves, je pense que cela peut 'ouvrir des portes' et c'est aussi  pour cela que j'ai mis ce projet ici! Wink  Et comme tu le dis, tant pis pour ceux qui laisseront les porte fermées, j'irai voir ailleurs! Very Happy
Génial le coup des pompiers! Okay  Super! J'ai trois potes pompiers et j'y avais jamais pensé, Shocked  bête que je suis!
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2011, 20:57    Sujet du message: Orages et environnements professionnels Répondre en citant

Éric a écrit:

Génial le coup des pompiers! Okay  Super! J'ai trois potes pompiers et j'y avais jamais pensé, Shocked  bête que je suis!

Voilà une excellente nouvelle, c'est clair qu'ils pourraient déjà te renseigner sur ce qui est faisable de ce qui ne l'est pas Wink
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:32    Sujet du message: Orages et environnements professionnels

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