Les critères de validation des phénomènes tornadiques

 
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Jean Yves Frique
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MessagePosté le: Sam 9 Oct 2010, 08:08    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Suite à la discussion avec Alexandre et Nico, on peut discuter ici des critères de validation des cas tornadiques. 
 
Attention, nous n'allons pas discuter de l'ojectivité ou non des classements effectués par les institutions, quelles soient professionnelles ou non (Belgorage ou Keraunos compris). Il est donc inopportun de citer l'une ou l'autre institution. 
 
 Le but est simplement de discuter ensemble des critères visuels ou autres qui permettraient de classer un cas tornadique. 

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Dernière édition par Jean Yves Frique le Sam 9 Oct 2010, 17:10; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 9 Oct 2010, 08:08    Sujet du message: Publicité

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Nicolas Baluteau
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MessagePosté le: Sam 9 Oct 2010, 09:18    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Je vais attaquer ce topic en feignasse, juste par un copier-coller extrait de mon étude française, histoire de démarrer la chose. J'ai quelques autres réflexions en sus, mais pour l'instant je préfère ne pas trop vous gaver avec ma prose. Vous remarquerez la présence de nombreux indices subjectifs (vocabulaire dans les témoignages...), plus fiables qu'on ne le croit quand on les retrouve régulièrement  : Wink  
 
 
a. Trombes terrestres  
 
 
- Indices simples : si pris isolément, il s’agit de la durée brève de passage, des arbres vrillés, des termes évocateurs (verbes de mouvement, certaines analogies…), du couloir étroit (moins de 100 m), du caractère très délimité au mètre près de ce couloir, de la projection des débris dans tous les sens, de la présence d’autres cas validés le même jour… 
- Eléments probants : le cumul des 3 indices durée brève/couloir étroit/couloir délimité, les objets directement soulevés et transportés (physique des forces typiques d’une tornade), photo du phénomène si sans ambiguïté et origine vérifiée, description visuelle très précise incluant la forme, l’évolution (apparition, disparition), la mention du tourbillonnement… 
 
 
 
 
b. Tubas  
 
 
- Indices simples : mention de rotation sans photo, description sans photo, photo prise de trop loin pour permettre l’identification… 
- Eléments probants : mention de la rotation bien isolée des turbulences + photo de près, mise en évidence de la rotation sur photo/vidéo…
 
 
c. Trombes marines 
 
 
Pour ces dernières la question ne s’est guère posée. La plupart nous sont en effet connues par des photos où le phénomène est facile à identifier. La surface marine élimine toute probabilité d’obstacle pouvant gêner la vision du buisson, le traitement de l’image (contraste…) faisant le reste. Quand elles ne touchent pas la mer, les critères de validation sont les mêmes que pour les tubas.
 
 
d. Expertise comparative 
 
 
- Trombe terrestre/tuba : l’élément déterminant est la jonction avec le sol, évidente quand il y a des dégâts ou que le buisson est observé. Un cas particulier nous donne souvent du fil à retordre, celui des tubas très allongés dont on ne sait pas trop s’ils ont touché le sol ou non. On peut considérer que si le tuba descend jusqu’à 50 m ou moins du sol, il y a forcément eu au minimum un peu de vent au sol ce qui autorise la validation comme tornade « touch and go ». Néanmoins pour certains cas vus de loin ou masqués par des éléments de premier plan (arbres) la question reste délicate à régler et la validation peut alors s’appuyer sur la puissance générale du vortex, sa durée au plus fort stade de développement (signe de stabilité si prolongée), le contexte général (structure et intensité de l’orage), la largeur et donc la solidité supposée de la base du vortex au nuage...  
 
 
- Trombe terrestre/gustnado : la distinction se fait essentiellement sur photo (pas de jonction au nuage et surtout présence à l’avant du front de rafales). Mais il est également possible d’affiner un diagnostic hésitant en croisant l’horaire de l’évènement avec le timing du passage du front orageux vérifié sur image radar ou satellite. C’est de cette manière que le diagnostic différentiel a pu être effectué pour le cas de Lachaise en 2007. 
 
 
- Trombe terrestre/dustdevil : en l’absence de photo ou si description trop imprécise, c’est ici la situation météo qui départage la plupart du temps. La distinction est très simple à faire, mais il faut toujours garder à l’esprit cette éventualité en cas d’absence d’évocation d’orage dans un témoignage non expert faisant état d’une « tornade » ou d’un « tourbillon ».  
 
 
 
 
e. Evaluation de la fiabilité de la source (témoignages et sources écrites) 
 
 
- Les témoignages oraux/écrits 
Une fois les éléments physiques dégagés, reste ensuite à tenir compte de la fiabilité de la source. Même avec des éléments probants, c’est en effet cette dernière qui au final décidera de la validation ou non, en particulier avec les témoignages dont il est question ici.  
Quand je n'ai à disposition qu'un seul témoignage, direct ou indirect, dont je ne connais pas l’auteur et dont il est impossible de se faire au moins une idée de la fiabilité : simple présomption, insuffisante pour valider. 
Si l’origine ou le support du témoignage sont sérieux, qu’il est corroboré par d’autres éléments probants (ou si j'ai un croisement de témoignages différents) mais qu’il est indirect : présomption déjà plus forte, mais pas suffisante pour autoriser la validation. C’est le cas, classique, des articles de journaux qui souvent rapportent les dires des témoins, et malheureusement peuvent déformer.  
Si le témoignage est direct, détaillé et que la fiabilité ne fait aucun doute, la validation est alors possible, parfois même sans photo si le témoin est un professionnel ou particulièrement compétent. 
En lisant ce qui précède, on peut donc voir que j'ai pris une position quelque peu différente de celle des recenseurs officiels. Il est notable qu'au départ j'ai commencé ces recherches dans le but d'approcher au mieux la réalité des tornades en France en évitant le plus possible le piège de la sous-information. Pour cela, j'ai donc choisi d'intégrer non seulement les cas relatés dans les quotidiens ou les productions scientifiques, mais aussi les simples témoignages sur les forums ou reçus directement, lesquels ajoutés au reste peuvent nous faire approcher davantage cette réalité. Cette façon de procéder m'a amené de fait à accepter les témoignages même sans articles de journaux. En l'absence de toute garantie ou caution scientifique, tout dépend alors des détails donnés et de la fiabilité du témoignage, d’où les précautions et critères explicités plus haut.  
 
 
- Les sources écrites  
Elles aussi sont de fiabilité variable. Au chapitre XI, j’évoque le cas particulier des journaux, presse quotidienne ou périodiques généralistes, dont les articles nécessitent la plupart du temps un véritable décryptage et une enquête complémentaire. Sur les journaux en cas d’article trop imprécis, plusieurs indices non scientifiques peuvent nous aider :  
Déjà bien sûr l’insistance sur la rareté, le caractère inattendu et insolite du phénomène « jamais vu jusqu’à présent »… 
L’utilisation des verbes de mouvement déjà évoquée à propos des témoignages en fait aussi partie. Supposons cette phrase : « la tempête emprunta la route de XX et se dirigea ensuite vers XX [nom de localité]… ». Certes un orage, un front de rafales peuvent très bien se diriger d’une localité à une autre, mais la route, elle, fait référence à une échelle beaucoup plus petite qui laisse soupçonner un phénomène beaucoup plus localisé.  
De même encore toute expression tendant à personnifier le phénomène à petite échelle (« la tempête s’acharna sur un hangar »…) ou toute image faisant référence à un être vivant doué de volonté (perception psychologique typique des tornades) peuvent également justifier un tel soupçon. A fortiori le cumul de tout cela dans un même article. En effet, les tornades sont les seuls phénomènes météo dont la petite taille (quelques mètres parfois de largeur) entre dans la dimension de l’homme ou de l’animal, alors que les autres phénomènes (cyclones, orages…) se situent dans une dimension différente, de l’ordre du kilomètre voire de la dizaine de kms. Leur comportement d’apparence parfois fantaisiste et le caractère très ciblé de leur dégâts achève d’en paramétrer une perception instinctive comme « être vivant » par le cerveau humain, laquelle se ressentira alors dans la description.  
D’autres indices journalistiques, d’ordre plus formel ceux-là, peuvent également servir. Exemple typique : la brève d’apparence banale ou le chapeau d’article (index des archives) mentionnant un simple « coup de vent » local sans information particulière… mais publiés dans la rubrique Insolite.   
Rappelons-le à toute fin utile, ces quelques indices restent bien sûr subjectifs et ne peuvent pas être considérés comme probants même cumulés. D’une manière générale, il convient de rester circonspect si la source n’est pas directement experte (littérature scientifique spécialisée…). L’Internet en particulier impose la prudence dans ce domaine comme dans n’importe quel autre domaine.    
 
 
Enfin pour terminer, deux cas de figure particuliers posent des problèmes délicats et leurs critères de validation nécessitent d’autant une clarification précise. Ce sont :
 
 
f.  Les cas sûrs « à 99 % » mais pas totalement   
 
 
Par ex un témoignage direct détaillé et apparemment sérieux… mais unique, ou le petit détail qui manque pour valider à coup sûr. Ce sont les cas dits « probables » sur ma propre étude, en réalité quasi certains. Mal choisi je l’admets, ce terme vient du fait qu’au tout début j’étais beaucoup moins certain que maintenant du caractère quasi avéré de la plupart des cas que je qualifiais de « probable » (ce type de cas est désormais admis sur la base de données en ligne de Kéraunos, où ils sont qualifiés de « très probables »). 
Important à savoir : dans le contexte particulier du recensement en France j’ai dès le départ fait le choix délibéré d’inclure ces cas dans les statistiques, la marge d’erreur globale étant nettement moins significative dans ce sens-là que dans l’autre. La proportion de tornades « quasi-sûres-mais-pas-tout-à-fait » est en effet très importante sur la totalité des cas dont nous avons connaissance, trop à mon avis pour qu’on puisse se permettre de les exclure des statistiques.  
Il se peut à l’avenir que d’autres statistiques, notamment sur Kéraunos, soient établies à partir des seuls cas validés. Les chiffres en seraient bien sûr modifiés, et la méthode reposerait alors sur des données certes fiables (c’est son grand intérêt) mais aussi nettement sous-représentées. En fait l’idéal reste de faire cohabiter les deux types de statistiques, à utiliser selon l’objectif recherché.
 
 
g.  Les canulars 
 
 
Hélas, la notoriété grandissante de Kéraunos  et l’engouement récent pour le recensement des phénomènes ont très vite exposé les collecteurs à ce genre de déconvenues et à l’époque, quelques expériences malheureuses m’ont vite fait comprendre l’importance de la prise en considération de cette réalité peu reluisante. Certains signes sont aisément repérables (langage outrancier, photos grossièrement truquées) mais une sous-catégorie d’affabulateurs aux procédés beaucoup plus intelligents peut se révéler particulièrement redoutable.  
Le premier réflexe à garder pour tout recenseur reste évidemment de vérifier la situation météo, qui élimine en général les canulars grossiers. J’ai pu le faire moi-même pour des situations très simples comme les tornades rapportées dans un contexte anticyclonique (oui oui c’est arrivé !), et il m’a suffi de confier cette vérification à des mains expertes pour des contextes plus délicats à différencier. 
La vérification technique des photos et la connaissance des posteurs peut ensuite faire le reste. Une autre bonne solution consiste d’ailleurs à établir une liste noire des auteurs de canulars déjà connus, à consulter systématiquement en cas de doute.  


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Nicolas Baluteau
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MessagePosté le: Sam 9 Oct 2010, 09:25    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Juste pour commenter un peu en évitant l'édition du message précédent (les bugs avec les sauts de ligne sont insupportables !) :
Ces critères ne sont pas d'ordre technique et restent accessibles à tous. Bien évidemment, le premier qu'on puisse y ajouter reste l'analyse météo. Des situations-type ont été cernées que ce soit en hiver ou en été, déjà par Jean Dessens dans ses célèbres travaux fin des années 80 : http://metamiga.free.fr/tornade_france/page1.htm Chapitre 5 intitulé "Conditions météorologiques" (attention, anti-pop up costaud recommandé !).


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Jean Yves Frique
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MessagePosté le: Sam 9 Oct 2010, 11:01    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Merci pour réflexions Nico.

On pourrait à la limite séparer ce sujet en deux parties

La première concernerait les cas du passé ou une enquête de terrain n'est plus possible. De même, les cas présents ou là encore une enquête de terrain n'est pas faisable (manque de temps ou indisponibilité)

La seconde concernerait les cas présents ou l'enquête de terrain est faisable.

Bien entendu, dans tous les cas, un maximum d'informations glanées sur le net est indispensable afin d'avoir toutes les informations nécessaires pour se faire une ''idée'' sur ce qui s'est passé.
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MessagePosté le: Sam 9 Oct 2010, 12:18    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Bien sûr. Non seulement on peut décliner en fonction des contextes concrets comme la possibilité d'enquêter sur place, mais il y a aussi tout un tas d'autres choses à évoquer, relevant du strict pratico-concret ou au contraire de la réflexion/questionnement (d'où l'intérêt du présent topic). Ne serait-ce déjà que la liste des sources possibles.

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Jean Yves Frique
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MessagePosté le: Sam 9 Oct 2010, 17:07    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

"Ne serait-ce déjà que la liste des sources possibles."

Effectivement.  Déjà pouvoir se faire une idée précise de la pertinence des informations venant d'un site . En effet, et Mike ne me contredira pas, certains de ces sites ont une fâcheuse tendance à tomber dans le sensationnalisme. Il faut donc se méfier et parvenir à bien faire la part des choses entre ce qui est écrit et ce qui a pu réellement se passer, ce qui n'est pas évident surtout si les informations ne sont pas reprises ailleurs, ce qui arrive fréquemment. 

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MessagePosté le: Lun 11 Oct 2010, 07:45    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

C'est bien là aussi, et pas seulement pour les témoins oraux ou cités dans les journaux, qu'il nous faut apprendre à décrypter le langage. Le mot "tourbillon" peut par ex être employé dans un sens plus large, "bourrasque" ou "coup de vent violent". On parlerait presque d'expertise psychologique ou d'intention à partir d'un texte. Les journalistes ont leurs propres raisons, d'ordre commercial, pour donner dans le sensationnalisme. Les particuliers, eux, en ont d'autres.
Exemple représentatif de la complexité de la chose dans certains cas, je me souviens d'une page consacrée à l'Histoire de la Charente Maritime sur Wkipédia, où en fin d'article il était question ni plus ni moins de la "plus grosse tornade du monde" (sic !) en 1654 sur la région. Le reste de l'article paraissait -précision d'importance- tout à fait sérieux, documenté, mesuré, et c'est justement là que résidait la complexité de la chose, au-delà d'un simple canular ou donnée sensationnaliste. Je me suis longtemps interrogé là-dessus, recherché d'autres sources éventuelles sans succès. J'ai contacté l'auteur qui ne m'a jamais répondu... Bon. A présent la mention sur Wikipédia a disparu* et moi-même je me suis contenté de mentionner ce cas possible dans mon étude en me disant qu'il pouvait s'agir d'un ouragan, ou d'une très grosse tornade (le terme était quand même employé dans un contexte spécifiquement tornadique avec citations chiffrées de Kéraunos). J'ai conclu qu'il avait du du lui-même relayer telle quelle une autre information (peut-être une mention ancienne, avec le langage très subjectif qui caractérise ces dernières), tellement l'expression outrancière  "plus grosse tornade du monde" semblait décalée par rapport au reste de l'article.
Bref, j'ai mis ça dans un coin mais bien évidemment impossible de valider une telle info. 

L'un des premiers réflexes à acquérir dans ce genre de cas prise de tête c'est de rechercher d'autres sources. Pour les évènements bien médiatisés, une solution simple consiste à faire une revue de presse express avec Google news. Ces dernières années avec les numérisations massives initiées par celle de la BN avec Gallica (sans parler de Google !), on peut maintenant avoir accès à des archives anciennes (journaux locaux compris) avec même des moteurs de recherche. La bib de la Part Dieu à Lyon s'y est mise aussi. Le pied intégral... On ne trouve pas tout mais c'est déjà énorme, gros changements par rapport à l'époque où moi-même j'effectuais des recherches.
Wikipédia de son côté a notablement amélioré sa fiabilité avec une modération renforcée (la preuve avec cette mention plus haut qui a disparu faute de références). Toute lacune en matière de références est immédiatement signalée.
Enfin, contacter les témoins, en rechercher d'autres, recouper les récits. L'enquête au téléphone avec un formulaire détaillé peut permettre déjà un bon débroussaillage, jusqu'à l'identification de l'évènement et de ses principaux paramètres dans certains cas où l'évènement a été abondamment vu (diurne). 
La blogosphère, les émanations de professions directement concernées comme les pompiers ou les Assurances... constituent aussi d'autres pistes.

Autres remarques à  propos de cette source : le passage où l'on indique que le 17 est "le plus touché" en France est impropre, il vaudrait mieux rester purement factuel ("le dpt où l'on a le plus relevé de cas") : on ne peut établir de comparaison entre régions, faute de toutes les avoir étudiées de la même manière. Malheureusement étant moi-même ma propre source, j'hésite à modifier car Wikipédia n'accepte pas les travaux inédits. http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Climat_de_la_Charente-Maritime&am… 
 Quant aux chiffres donnés, ils sont bien sûr devenus obsolètes (éviter de donner ce genre de chiffres amenés à évoluer constamment).


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MessagePosté le: Ven 15 Oct 2010, 13:53    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Ah j'y pense, en rapport avec la discussion d'Alexandre et les cas d'IS sur Tille et LImoges, je viens de modifier sur mon étude le paragraphe dédié aux critères en y mentionnant la possibilité d'étendre la notion de cas possible et probable, à ceux dont la structure tourbillonnaire est avérée (photos...) mais dont on n'est pas sûr de la jonction avec le sol, le but étant d'en garder une trace.
Désolé pour les polices un peu fofolles, c'est du copier-coller Whistling   (EDIT ça s'est rectifié tout seul à l'envoi, pas toujours évident le WYSIWYG)


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Jean Yves Frique
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MessagePosté le: Ven 15 Oct 2010, 14:50    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

"...à ceux dont la structure tourbillonnaire est avérée (photos...) mais dont on n'est pas sûr de la jonction avec le sol, le but étant d'en garder une trace."


Ces cas seraient donc considérés comme ''probables'' j'imagine et non ''possibles'' ?
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MessagePosté le: Ven 15 Oct 2010, 15:17    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Plutôt probables pour les cas vraiment allongés. Mais comme certaines tornades au sol ont un vortex visible très court façon tuba, en théorie -si la situ est propice- je crois qu'on devrait se poser la question pour n'importe quel tuba pour lequel on ne voit pas le sol juste au-dessous. D'où la catégorie  "possible" qui peut accueillir au moins certains de ces cas. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ça me paraît une solution intéressante.
Par contre évidemment le piège c'est le doublonnage avec la catégorie des tubas si vous les recensez aussi. Mais si vous ne recensez pas ces derniers, la chose est très simple.


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Jean Yves Frique
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MessagePosté le: Ven 15 Oct 2010, 20:17    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Pour le recensement, nous allons nous réunir bientôt et en discuter mais il est toutefois peu probable que l'on recense les tubas à l'avenir Wink
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MessagePosté le: Sam 16 Oct 2010, 08:22    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques Répondre en citant

Oh oui vous avez raison de ne pas vous encombrer des simples tubas.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:51    Sujet du message: Les critères de validation des phénomènes tornadiques

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